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les ateliers d'écriture de rentrée

Publié le par Elisabeth St Michel

Plusieurs ateliers d'écriture pour cette rentrée. 

Le samedi 17 septembre
de 14h à 17h30

Une séance "PAYSAGES, PAYSAGES INTERIEURS", menée avec Elisabeth Weiss, une amie. 
Ecriture bien sûr, mais pas seulement, puisque chacun sélectionnera un fragment de son texte  pour le valoriser dans un encadrement. Les participants repartiront avec leur "texte objet". Convivialité au rendez-vous bien sûr. 
L'atelier aura lieu à Halluin ( l'adresse précise sera donnée aux personnes inscrites quelques jours avant la date) 
Le tarif est de 25€, fournitures incluses.
Il reste quelques places.
Renseignements complémentaires et inscriptions au 06 98 45 51 07 ( mon numéro) 
 

A partir du samedi 1er octobre de 10h30 à 12h30 à la librairie LA FORGE de Marcq en Baroeul. 

Un cycle de 6 séances autour du thème "CE QUE LES LIEUX ET LES OBJETS ONT A NOUS DIRE" .
Nous explorerons les lieux qui habitent notre mémoire mais aussi des lieux tout à fait actuels et des lieux imaginaires. Les objets jalonneront nos écrits. Utiles, inutiles, laids ou beaux, témoins, vecteurs de transmission... nous en ferons des outils qui nourriront nos textes. 
Le tarif pour l'ensemble des séances est de 90€.
Renseignements complémentaires et inscriptions au 06 98 45 51 07 ou auprès de la librairie.

Le dimanche 25 septembre, RANDOCRITURE au parc urbain de LOMME de 10h à 13h, animée par moi-même dans le cadre de l'association FILIGRANE.
Balade et écriture dans un cadre sympa. 
Le tarif est de 10€.

Renseignements au 06 98 45 51 07 ou par mail contact@filigrane-ecriture.fr

Reprise des ateliers FILIGRANE dès le 7 septembre lors de l'APEROCRITURE de rentrée à la brasserie Tartatou à V D'ASCQ. 
Le programme de la saison sera lancé à cette occasion.

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Ateliers d'écriture à la Forge à la rentrée

Publié le par Elisabeth St Michel

La librairie la Forge de Marcq en Baroeul accueillera à la rentrée un atelier d'écriture autour des lieux et des objets que j'aurai le plaisir d'animer.
Ce cycle est accessible à tous, même à ceux qui n'ont jamais participé au moindre atelier. Il suffit d'avoir envie d'écrire. 

Comment se passe un atelier? C'est simple, je lance une proposition, vous disposez d'un moment pour écrire ( avec la possibilité d'être guidé si besoin) et c'est ensuite le moment du partage des textes à travers une lecture à l'ensemble des participants dans la bienveillance et la créativité.

 

Ateliers d'écriture à la Forge à la rentrée

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rencontre à la librairie la Forge

Publié le par Elisabeth St Michel

rencontre à la librairie la Forge

Rencontre à la librairie La Forge à Marcq en Baroeul le samedi 7 mai à 10h30 autour du recueil "disparaître ici".
Il y a tellement de façons de disparaître! Il est plutôt question ici de disparitions et d'enquêtes intimes qui cherchent à chatouiller l'âme. 
François Thévenin ( que les Marcquois ont peut-être croisé à la médiathèque de la Corderie ou au conservatoire)  sera à mes côtés pour vous offrir quelques extraits du livre et animer les échanges. 
J'espère vous voir nombreux!

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Disparaitre ici à l'honneur à l'occasion d'un Cafécriture de Filigrane

Publié le par Elisabeth St Michel

Disparaitre ici à l'honneur à l'occasion d'un Cafécriture de Filigrane
Disparaitre ici à l'honneur à l'occasion d'un Cafécriture de Filigrane
Disparaitre ici à l'honneur à l'occasion d'un Cafécriture de Filigrane

Une petite sortie à la Voisinerie de Wazemmes pour Disparaître Ici ce dimanche 14 novembre à l'occasion du Cafécriture organisé par l'association Filigrane. 
L'occasion pour moi de lire quelques extraits du recueil.  
Merci à Marie-Paule Bonnart qui m'a permis la lecture à deux voix des MISS et à Denise Cassou pour sa lecture d'un extrait de la Citadelle. 

LA CITADELLE, un regard sur l'école qui n'est pas qu'un lieu de savoir et d'insouciance. Maria, femme de ménage, se retrouve enfermée dans l'école, devenue une véritable citadelle! 
EXTRAIT: 
Maria, les petits, elle les couve. Mère poule, une case dans laquelle on l'enferme, on a besoin de cases pour ranger les gens. Ou de cages. Les mères poules évoluent rarement en plein air. On n'est plus à la maternelle, Maria, ils sont en primaire, on vise l'autonomie, d'accord ? Mélissa met un d'accord assuré au bout de ses phrases comme une évidence. Mais elle n'a rien à dire à Maria qui, elle, n'est pas animatrice. Elle est juste là pour poser les plats, ramasser les assiettes et laver les tables.        
Mélissa, Pierre et Zahid occupent les enfants jusqu'à la sonnerie. Ils sont jaloux, parce que Maria rassure les mioches avant de les engueuler et qu'ils sont plus calmes quand elle est là. Elle leur raconte des histoires qui les font rire et même les petits caïds, le temps d'une blague, déposent les armes. Tu es trop coulante, a ajouté Mélissa en regardant Léonie. C'est des gosses qui manquent de repères ça, les enfants n'ont plus assez de coups de pieds au cul !
Après le repas, Maria a pris son seau et ses lavettes pour donner à la cantine cette odeur de détergent mêlée à celle de nourriture qui lui lève le cœur.  Quant à ses clés...

Elle a déjà réactivé plusieurs fois la minuterie du couloir, une succession de boules opaques fixées au plafond qui répandent dans l'air un brouillard bilieux. Assise sur le sol marqué des traces mouillées des semelles qui sont passées par là tout à l'heure, elle a vidé le contenu de son sac par terre. Elle en a déjà cent fois fait l'inventaire. Elle se relève, shoote rageusement dedans. Comme une baudruche, le sac s'échoue mollement contre la porte vitrée du bureau qui est juste derrière elle. Un rideau fantaisie empêche les indiscrets de se mêler de ce qui ne les regarde pas. L'intérieur abrite des armoires métalliques et une flopée de pochettes renforcées, de documents plastifiés et étiquetés, de classeurs, de trieurs, de dossiers suspendus, un massicot géant, un broyeur, une plastifieuse, des réserves d'agrafes, de punaises, de marqueurs indélébiles. De nombreuses grilles, plannings et notes de service ornent un pan de mur complet. Lui font face une reproduction du Caravage et une de Soulage. Deux plantes grasses et une lampe articulée finissent le décor. Un bureau digne des fictions allemandes du début d'après-midi. À l’extérieur, une affichette indique les heures de rendez-vous possibles. Madame Tamarée règne en maître ici

Celle-là ! Elle était encore là quand Maria est entrée aux toilettes et elle la bénirait d'apparaître à l'instant avec les clés. Mais quelle femme ! Le lundi, le jeudi et le vendredi, elle est dans sa classe. Des gosses de CP qui ont intérêt à filer droit et à aller aux toilettes aux horaires convenus. Maria a croisé, on était encore en septembre, une gamine tétanisée qui avait fait pipi dans sa culotte. Elle a lavé la minuscule flaque, elle a accompagné la petite, l'a aidée à se changer, lui a demandé son prénom, lui a soufflé à l'oreille que ce n'était pas grave et l'a ramenée à la porte de sa classe. L'enfant a prestement regagné sa place, et son doigt tremblant a tenté de reprendre le fil de la lecture alors que madame Tamarée le saisissait et le posait sans ménagement sur la ligne en cours en hurlant : Et la prochaine fois, tu demandes pour aller aux toilettes ! Même si tu te fais attraper ! C'est compris ? Maria a entendu quelques garçons rire. Puis elle a repris son seau et continué à laver le couloir.

Il y a quelques jours, la même Madame Tamarée s'est autoproclamée fondatrice du cercle des papas connards, rien de moins. Les parents envahissent son bureau, ils ont toujours quelque chose à dire, à réclamer, à revendiquer. Son poing est tombé sur la table, les spéculoos et les tasses de café ont vibré avec elle. Elle n'est pas payée pour recevoir les papas connards, voilà ce qu'elle a dit. Les regards autour d'elle se sont dispersés.

 

https://www.editions-harmattan.fr/livre-disparaitre_ici_nouvelles_elisabeth_saint_michel-9782343227672-68500.html

 

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rencontre lecture avec Filigrane le 14 novembre à la voisinerie de Wazemmes

Publié le par Elisabeth St Michel

Merci Alice, pour cette photo!

Merci Alice, pour cette photo!

Disparaître ici passera son premier "grand oral" le 14 novembre à l'occasion d'une manifestation organisée par Filigrane, association villeneuvoise au sein de laquelle j'anime des ateliers d'écriture. Nous serons accueillis à La Voisinerie de Wazemmes, lieu qui vaut vraiment le coup d'être découvert (48 rue Barthélémy Delespaul à LILLE) 
Ouverte à tous, cette demi-journée permettra dans un premier temps aux personnes intéressées de s'essayer à divers jeux et ateliers d'écriture et à la lecture à haute voix de leurs textes. 
Dans un second temps, Jean-Marc Flahaut (également animateur et auteur) et moi-même aurons le plaisir de lire des extraits de nos dernières publications.
En ce qui me concerne, il s'agira donc de mon dernier recueil de nouvelles "Disparaître ici"
Sorti en mars 2021, il se compose de sept textes de "fiction intime". Enfances chahutées, rendez-vous manqués, quête de sens et d'identité, mises à nu... des personnes autant que des personnages.
Si vous n'avez pas eu l'occasion de le découvrir, il est possible bien sûr de le commander en librairie mais… quoi de mieux qu'une rencontre autour d'un verre ? 

Rendez-vous le dimanche 14 novembre à partir de 14h à la Voisinerie de Wazemmes pour une immersion dans l'écriture, des lectures, des échanges, des dédicaces, un moment musical avec les Fat Bottomed Boys et un bar ouvert durant toute la manifestation ! 
L’entrée est libre à n’importe quel moment de la journée.

https://www.editions-harmattan.fr/livre-disparaitre_ici_nouvelles_elisabeth_saint_michel-9782343227672-68500.html
https://lavoisineriedewazemmes.fr/activites-cafe-cantine-conciergerie-quartier-de-wazemmes-lille/

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Disparaître ici

Publié le par Elisabeth St Michel

Disparaître ici

Un recueil de sept nouvelles. A commander dans toutes les librairies ou sur le site de l'éditeur. 

Pour les amateurs de dédicaces ... on peut aussi s'adresser à moi directement! 

https://www.editions-harmattan.fr/livre-disparaitre_ici_nouvelles_elisabeth_saint_michel-9782343227672-68500.html

 

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Episode cru (el)

Publié le par Elisabeth St Michel

Episode cru (el)

Sol, mur, corps en mouvement. Pas de danse, pas chassés, pas de côté, tourner sur soi, sol, mur, corps en perdition et pas seulement, les neurones aussi sont en bouillie, pas seulement le corps, le corps qui déambule, indiffèrent aux ombres, indifférent aux déhanchés, aux chevilles qui tournent, aux bras qui, au troisième coup de batterie, se tendent vers le ciel. Sol et mur se rapprochent-ils ? On ne distingue plus les chevrons cirés sur lesquels on glisse des minuscules losanges imprimés au fil à plomb sur le papier peint. On a trop bu, il n’aurait pas fallu. Sol et mur ont échangé les rôles. Quelqu’un a cliqué sur pivoter. Qui ? On touche des doigts le parquet, on le caresse, les mains s’avancent, confiantes malgré tout, on va rétablir l’image, ce n’est qu’un épisode cru. Le corps est chaud, les paumes se détachent du mur, ou du sol, ou peut-être d’une autre texture, les jambes se tendent, se crispent, chavirent, les jambes orchestrent un ballet solitaire et désordonné. Ne pas tomber, continuer à tourner, rester dans la danse. Les muscles s’organisent. Balancements, tournoiements dans un espace devenu minuscule, un carré où on se terre, la salle était grande pourtant, rejoindre le centre, se recentrer, pas à pas se remettre en selle jusqu’au milieu de la piste, pas à pas, tout petits pas, minuscules, ridicules. On continue à élancer les bras et à dodeliner de la tête en tenant compte de ce qu’on croit être la mesure pour donner ce qu’on croit être le change. Les jambes se fatiguent à présent, elles lâchent, elles tremblent, elles deviennent guiboles, il faudrait s’assoir. Marcher encore, jusqu’au centre, montrer que l’on tient, évaluer la distance jusqu’à un siège libre, il est infiniment loin. Le salon est un élastique tendu à l’extrême, quand on est arrivé tout à l’heure pourtant, transpirer, inspirer, on se cogne, on se blesse, on s’immobilise sans savoir si on est tombé ou si on est cloué au pilori.

 

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Sans titre puisque sans texte

Publié le par Elisabeth St Michel

Sans titre puisque sans texte

Littérature sans texte

Venez sans texte. Laissez dans vos bibliothèques les mots que vous choisiriez, les tranches de livres qui vous tendraient des extraits appropriés, les lignes qui me rappelleraient à vous, entre lesquelles on me reconnaitrait en hochant la tête, les paragraphes émouvants qui feraient se trahir l’émotion. Les livres que j’ai aimés, moi seule les contiens, moi seule les détiens. Ils ont fait force dans ma vie, ils m’ont suivie et ils m’ont faite, ils ont été nuits blanches et déchirures, ils ont été désirs et cris.  Nul besoin de les ouvrir aujourd’hui alors que je m’en vais. Venez seuls, venez nus. Ne vous chargez pas non plus de vos écrits, tout littéraires qu’ils puissent être, attristés et me rendant hommage, louant mon caractère et mon parcours, citant des manifestes pour lesquels je me suis battue, égrenant des dates, des fonctions. Vous y éparpilleriez des notes d’humour, avec trop de délicatesse, sans heurter ni trahir, la franche rigolade risquant d’être, au vu de la circonstance, perçue comme choquante. C’est en musique que je vous attends pour ce dernier round, sans qu’aucun d’entre vous ne traverse la salle, sa feuille froissée à la main. Je pars aux quatre vents, quelques standards populaires en porte-voix. Chacun en lui-même se racontera l’histoire. Les mots battront dans vos tempes. Plus tard, quand vous serez attablés, au bistrot d’à côté et que la solennité aura fait ses valises, dans la bière et les cochonnailles alors, oui, on se retrouvera.

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Le pantalon du géant

Publié le par Elisabeth St Michel

Le pantalon du géant

De l’enfant, on ne voit que le visage, émergé de dessous la table, émergé de là où il se cachait, en boule, inaccessible. C’est là son refuge, une table d’écolier sous laquelle il se replie quand la tension est trop forte. Une main l’a saisi pour le ramener au monde. Un adulte s’est agenouillé, s’est mis à sa hauteur, ce qu’il dit n’est que brouillard et confusion. Le menton de l’enfant tremble, est-ce colère ou chagrin ? L’un est artisan de l’autre. Sa bouche s’arrondit comme si elle allait parler, ses lèvres remuent comme si elles allaient dire, elles hésitent, elles jargonnent, sa langue, affolée, les mouille de ses passages répétés. Ses lèvres sont humides, elles luisent, sa mâchoire esquisse un mouvement. Que faut-il faire ? Dire ou se taire, de soi sortir un mot, un son, un cri ? L’enfant est anxieux, il s’essuie la bouche d’un geste furtif de la paume et ignore le mouchoir qu’on lui tend. Le tremblement de son menton s’accentue, il entraine avec lui ses joues, rouges comme des joues fiévreuses, rouges et qu’on devine chaudes, rouges. Les yeux de l’adulte s’approchent, la bouche de l’adulte articule de nouveau des paroles floues. Les joues de l’enfant se crispent à présent, mues par l’appréhension, son visage entier se crispe. Sa bouche s’est refermée et sa mâchoire forme un étau inviolable, une barrière, un écran. Sur ses lunettes, deux corolles de buée se sont formées, ses yeux disparaissent derrière les verres. Sa respiration chahutée alimente la brume. L’adulte propose de nouveau le mouchoir, pour essuyer les lunettes, il tend la main. L’enfant se renfrogne encore, sur son front se dessinent des rides minuscules et profondes. Son visage est à présent complétement verrouillé. L’adulte s’approche encore avec d’infinies précautions. Tous les deux à genoux, sur un carrelage inhospitalier, ils sont tête contre tête, pas tout à fait, pas encore, l’apprivoisement est long. L’enfant déglutit, libère un de ses poings serrés pour écarter une mèche qui le gêne, le resserre aussitôt et l’appuie contre sa tempe. L’adulte s’est levé maintenant. À portée des yeux du petit, les lacets, énormes, de ses chaussures. Les tâches de rousseur qui s’étaient perdues dans une flaque pourpre réapparaissent. Les pommettes reprennent une couleur chair. L’enfant hésite. Tenter un repli vers l’antre encore douillet, sous la table à l’abri des regards, à l’abri du jour et à l’abri des mots, rester comme il est, assis à la croisée de deux rangées de pupitres ? Se rendre ou s’obstiner ? Le visage de l’adulte apparait de nouveau. Voilà que le corps cette fois plié en deux, l’homme se penche vers lui, et le rejoint presque. Sa tête, vue du dessous, est drolatique, c’est un masque, c’est une farce, ce sont deux yeux et un nez flasque qui tombe, un sourire de pitre, de son nez et de ses oreilles dépassent quelques poils. L’enfant se lève et s’accroche au velours du pantalon du géant.

 

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Page blanche

Publié le par Elisabeth St Michel

Page blanche

Blanc, blanc, blanc, nu, rien, blanc. Ce n’est rien, souvenir absent, du blanc, du blanc seulement. Blanc, mur. Se heurter, se cogner, page blanche, blanche blanche, page nue. Gomme, gomme blanche, blanche, blanche, effacer, s’effacer, ne rien garder. Ne pas regarder. Blanc, blanc, des blancs dans le texte, violents, remuants, muets, des blancs, muets, meurtris, meurtriers. Blanc, blanc, blanc, nu, rien, blanc, rien ne revient, oubli, amnésie, effacement. Blanc. Blanc sale. Blanc non innocent. Coupez ! Rien, nu, un mur, un rempart, un trou noir. Blanc, blanc, blanc, une coupure dans le texte, violente, remuante, meurtrie, meurtrière. Mémoire neigeuse, taiseuse, mémoire laiteuse, mémoire rageuse, entravée, bâillonnée. Chiffon blanc, blanc, souvenir troué, années blanches, rien, se heurter se cogner blanc, blanc, indistinct, indicible, muet. Blanc, indécent, blanc, blanc, blanc impudique blanc, impudent, blanc, obscène. Blanc, une blessure dans le texte, violente, remuante, meurtrie. Brûlante.

Pour écouter le texte, cliquer ici 

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